La permaculture dans les jardinières Kubik

PUBLISHED ON 4 octobre 2017 BY

Cet article a pour but de vous expliquer comment appliquer la permaculture dans nos jardinières.
Nous ne sommes pas pro en permaculture et notre méthode n’est certainement pas la seule existante.
A bon entendeur.

Objectif de la permaculture :

  • Vivre durablement sur notre planète.
  • Faciliter la culture des légumes, des fruits et des plantes aromatiques.
  • Mettre en place un lieu/un environement qui comblera la majorité de vos besoins.
  • Manger des aliments sains dont vous connaissez l’origine.

Comment ?

  • En concevant des systèmes durables et efficaces (nourriciers, sociaux, urbains,…)

1) Quelles jardinières choisir ?

Chez kubik, nous avons opté pour des jardinières en acier corten pour réaliser nos potagers. En effet, les jardinières en acier ont l’avantage d’être durables et résistantes.

Sous l’effet des intempéries et même de l’humidité de l’air, l’acier corten forme une patine protectrice rendant tout traitement ultérieur superflu.

En plus de leurs solidité, les bacs en acier corten ont un design unique. Leurs couleurs varient d’un orange chaud au rouge brun. La couleur rouille se fondra parfaitement dans le paysage de votre jardin apportant ainsi l’aspect chaleureux du bois et la solidité de l’acier.

Potager en acier corten

2) Comment préparer sa jardinière ?

Il y a plusieurs méthodes de permaculture. Chez Kubik, nous avons utilisé la technique de la « lasagne » pour nos plantations annuelles.
Plutôt que de labourer le sol, utiliser du papier journal ou du carton humide comme barrière contre les mauvaises herbes sur la future zone de culture. Cela permettra à l’eau et aux racines des plantes de pénétrer le sol et contribuera même à l’enrichir (les vers de terre raffolent du carton !). Mettre ensuite une autre couche de paille ou d’autres paillis organique approprié, puis une couche de compost et de terre pour les plantations. Enfin recouvrir de mulch (voir exemples ci dessous) pour aider à retenir l’humidité.

De nombreux matériaux organiques peuvent être utilisés pour couvrir le sol. Chacun d’entre eux ayant ses avantages et inconvénients

Exemples de mulch :

  • La paille laisse passer l’air et l’eau et est très efficace pour empêcher le développement des « mauvaises herbes ». Contenant peu d’azote son action est par contre insignifiante en ce qui concerne les apports d’éléments nutritifs pour les plantes ;
  • Le foin ou divers végétaux issus du nettoyage du jardin sont des matériaux laissant passer eau et air. Ils sont plus riches en éléments nutritifs ;
  • Le « BRF » (bois raméal fragmenté) est une technique de mulch et de restauration des sols particulière, utilisant des rameaux de l’année broyées lors de la montée de sève. C’est une technique très intéressante pour une fertilisation poussée du sol.
  • Les tontes de gazon constituent également une bonne nourriture pour le sol. Par contre, en couche épaisse l’air et l’eau y circule mal et, en couche trop fine, l’effet protecteur est très limité ;
  • Les fanes de légumes peuvent également être utilisées en mulching, avec un effet protecteur moyen ;
  • Les fougères ont des qualités similaires à la paille et se décompose un peu plus rapidement. Elles constituent également un rempart contre les limaces ;
  • Le compost est un excellent mulching alliant protection et nourriture pour le sol mais il n’est pas évident de disposer de quantités suffisantes…
  • Les engrais verts déjà bien développés constituent également un matériau pour la couverture du sol. Jeunes, leurs qualités sont comparables aux tontes de gazon

Permaculture bacs en corten

3) Pourquoi Mulcher ?

Dans la nature, les sols nus n’existent pas!

Ils sont immédiatement colonisés par des plantes pionnières, puis d’autres types de végétaux qui vont se succéder, chacune ayant des rôles bien précis. Ce genre de plantes sont couramment appelées « mauvaises herbes » au jardin, alors qu’elles sont simplement là pour corriger une situation déséquilibrée. Pour les jardiniers « classiques », c’est une vraie plaie, car ils passent leurs temps à lutter contre la nature en arrachant toutes ces plantes pionnières, réclamant un effort constant.

Les permaculteurs, au contraire, vont travailler avec la nature en reproduisant un sol forestier.

Comprendre la succession écologique : En fait, le sol est un énorme réservoir de graine. Dès que celles-ci sont mises en lumière, elles éclosent pour prendre leur place. Chaque plante va construire une situation favorable pour celle qui suit, jusqu’à arriver à un stage relativement stable. Ce stade est la forêt. Le stade vers lequel la nature évolue sans cesse, et de manière inéluctable, au niveau du sol, est le type de sol forestier, très humifère, couvert d’une importante litière de feuilles, de résidus ligneux (bois) broyés, et riche d’une vie intense…

En Permaculture, nous imitons les systèmes naturels et nous allons donc « accélérer la succession naturelle » pour créer ce sol forestier avant l’heure. Et pour cela, nous allons installer nous même cette importante couche de matière organique.

Quels vont être les bénéfices dans la pratique du Mulch ?

Les gros avantages de cette imitation du fonctionnement naturel vont être nombreux. Tout d’abord, cette matière organique va être décomposée par la faune du sol et va se transformer en nutriments assimilables par les végétaux. En mulchant, vous entretenez donc la fertilité de votre sol. En effet, la forêt n’a nullement besoin d’engrais pour se développer !

Sous cette épaisse couche de matériaux, l’humidité du sol va être conservée, comme en forêt, ce qui va limiter, voir annuler les besoins en arrosage. La lumière n’arrivant pas sur un sol couvert, la levée des graines en dormance ne se fait pas, ou peu, ce qui limite énormément la pousse des plantes spontanées et la concurrence éventuelle de celle-ci avec vos plantations. Le sol étant couvert, il n’est pas soumis à la battante de la pluie, au vent, ce qui limite fortement sa compaction, et son érosionSous cette grosse couverture, le sol est aussi moins soumis aux températures extrêmes, ce qui le préserve. Il y’a aussi beaucoup de bénéfices indirects à mulcher : le fait de ramasser des légumes propres comme les fraises ou les cucurbitacées, qui ne sont plus en contact avec la terre, ce qui par ailleurs évite aussi le pourrissement.

Potager en corten

4) Terminer son bac en permaculture

Sur les feuilles et les petites branches, nous avons disposé une couche de compost de 10 cm environ. C’est une terre bien noire et avec plein de vers de terre.

Ensuite, nous avons encore ajouté une petite couche de mulch et de feuille morte du jardin pour isoler du froid (Environ 15 cm, de feuilles (elles se tasseront avec le temps et les vers de terre qui vont la faire descendre)).

Et pour terminer, nous avons disposé une dernière couche de 10 cm de bonne terre de potager.

Ne laissez pas la terre nue, recouvrez-la d’un paillage : paille, fougère, écorces de pin, pouzzolane, éclats d’ardoise… Les avantages du paillage sont nombreux : nourri, le sol, garde la fraîcheur de la terre, réduit les arrosages, diminue le développement des mauvaises herbes…
Le gros bénéfice du paillage pour les légumes, c’est que cela leur évite un stress qui varie en permanence entre pas assez d’eau et trop d’eau. Le paillis va jouer un rôle de régulateur d’humidité.

Autre avantage : le paillis va retarder le refroidissement du sol à l’automne au contact de l’air plus frais.Comme le ferait un isolant, il va conserver la chaleur emmagasinée dans le sol pendant une ou deux semaines supplémentaires, ce qui va permettre aux légumes de continuer à se développer.